L’étude du fort Risban confirme la présence de vestiges
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L’étude du fort Risban confirme la présence de vestiges

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«Nous avons pu vérifier l’état de conservation des vestiges du fort Risban et confirmer l’exactitude des anciens plans. » Le service Archéologique de Grand Calais Terres & Mers s’est assuré de la véracité de l’histoire du fort, et de Calais, situé le long de l’avenue Poincaré, face à la mer.

Dans le cadre des travaux de requalification du front de mer et l’arrivée du Dragon de Calais, les chercheurs ont assuré cette mission durant plusieurs semaines. « Huit tranchées au total ont permis d’étudier les fondations de nombreuses constructions disparues comme la première poudrière détruite accidentellement en 1799. La tour Lancastre, transformée en poudrière à son tour a été recouverte de sable pour la protéger. A cet endroit, il a fallu déblayer des milliers de mètres cube de sable pour mettre au jour les fortifications anglaises du fort, le rempart polygonal. » Par ailleurs, les maçonneries de la poudrière et du logis du gouverneur (où était situé le local du club de voile de Calais) ont été inspectées afin d’en comprendre leur évolution au fil du temps.

Un peu d’histoire

Entre 1228 et 1231 – Philippe Hurepel, fils du roi de France Philippe II Auguste, fit remanier le système défensif du « Rysbank » et y construisit une tour ardente (un phare).

1346 – Le fort apparaît dans les sources avec la prise de Calais par les Anglais. Edouard III, roi d’Angleterre, s’empare de ce fort pour verrouiller l’entrée du port.

Entre 1403 et 1404 – Construction de la tour défensive Lancastre en pierre

Entre 1509 et 1547 – Sous Henry VIII, roi d’Angleterre, la tour est ceinturée d’une muraille polygonale en pierre flanquée de deux tours, l’une circulaire, au nord-ouest et l’autre semi circulaire au sud. L’intérieur du fort était constitué de plusieurs bâtiments au sud-est, d’une courtine de 43 m abritant des casemates ainsi qu’une galerie permettant de communiquer entre les deux tours.

1586 – La tour Lancastre est rasée à la hauteur des remparts. Elle dominait la ville et menaçait ainsi sa sécurité en cas de prise par les ennemis.1604 – Sous Henri IV, le fort est pourvu d’un bastion au nord-ouest et d’un demi-bastion au sud.

1675 – Vauban décrit le fort Risban comme étant vétuste, négligé et quasi-inutile à la défense du fait de l’ensablement. A la fin du XVIIe siècle, le fort Risban servait de fanal.

1799 – Explosion de la poudrière installée dans la tour semi-circulaire. De ce fait, la tour Lancastre fut transformée en poudrière. Elle fut pourvue d’un toit conique recouvert de tuiles.1838 – Le fort bénéficie d’une nouvelle organisation défensive.

Entre 1839 et 1848 – un nouveau demi-bastion est construit au nord-est et le corps de garde est reconstruit.

1914 – Le fort est déclassé. Il fut désarmé en 1908.

Bien que le fort n’ait plus de vocation militaire, il subit des dégâts important durant les deux conflits mondiaux. Suite aux bombardements allemands en 1940, la poudrière servit de refuge aux Calaisiens. Cette dernière « tombe » aux mains des Allemands qui percent une entrée dans la tour Lancastre et élargissent l’ouverture du pignon sud du corps de garde afin de stocker des véhicules et des munitions. A cette époque, un blockhaus est également construit dans l’emprise du fort.

1951 – Le corps de garde est occupé par le Yacht Club du Nord de la France (YCNF), un club de voile et en 1958, le Centre d’initiation de voile de Calais (CIVC) s’installe dans la poudrière jusqu’en 2009 et son déménagement à Sangatte à la base Tom-Souville.